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January 30
Dis papa, d'où elle vient toute cette fumée?
- Dis papaaaaaaaaaaa, d'où elle vient toute cette fumée ?
- Ce n'est rien ! Je vais t'expliquer. Tiens assieds-toi là deux minutes. Tu vas comprendre... Tu vois, c'est un écran de fumée. Ou un rideau de fumée.
- Oui d'accord, j'ai vu, papa. Je ne suis pas bête. Je vois bien qu'il y a de la fumée partout. Mais je te demande d'où elle arrive toute cette fumée ... ?
- Attends ! Ne sois pas pressée ! On dirait ta mère ! Cette fumée, eh bah... C'est le Président qui la fabrique !
- Quel Président ?
- Bah le nôtre !
- ???
- Nicolas Sarkozy !
- Le mari de Carlabruni ? (NDLA : il semble bien que n°1 a transformé ce prénom et ce nom en un mot).
- Bah oui !
- Papa ! Je ne comprends rien à ce que tu dis. Un Président ça fabrique de la fumée ? C'est à ça que ça sert ?
- Je ne t'ai pas dit ça. Pas seulement ! Mais, certaines fois, il arrive qu'un Président ça fabrique de la fumée !
- Avec sa bouche ?
- Tu me laisses continuer patate !? Nicolas Sarkozy quand il a un souci, un problème, des ennuis.... Tu sais ce qu'il fait ?
- Mais papaaaaaaaaaaa, dis moi d'où elle vient toute cette fumée ?
- Eh bien justement écoute ! Nicolas Sarkozy, quand quelque chose le gêne, il le cache avec plein de fumée !!!
- ... (NDLA : silence et moue dubitative de N°1)
- Ne fais pas cette tête là ! La fumée, les Zadultes appellent ça une diversion...
- Une diversssion ?
- Il n'y a qu'un s...
- Ah...
- Oui. C'est quand on veut détourner l'attention des gens de quelque chose. Qu'on ne veut pas qu'ils voient ce qui se passe vraiment. On leur cache la vérité avec de la fumée. Et à la place, ils parlent de la fumée. Comme toi et moi en ce moment !
- Et les adonaissants©, ils font pareil ? (NDLA N°1 prononce "adonaissants" à la place d'adolescents depuis qu'elle connaît ce mot...)
- Oui ! Exactement ! Ils font pareil ! Tu verras... Mais tout le monde fait la même chose. Tiens quand n°2 ou n°3 ne veulent pas dormir, qu'est-ce que je fais ?
- Tu leur racontes toujours la même histoire... Celle du petit lapin qui mange des carottes !!!
- Bah voilà, c'est pareil !
- La fumée là, partout, c'est à cause du petit lapin qui mange des carottes?
- Presque ! Toute la fumée c'est COMME le petit lapin qui mange des carottes ; pour changer les idées de tout le monde. Distraire. Endormir. Cacher sous la fumée ce qui ne doit pas trop se voir.
- J'ai compris !
- Super !
- Mais dis, papaaaaaaaaaaa, pourquoi il y a toute cette fumée... Aujourd'hui ?
- Eh bah parce que c'est la grève.
- ... ?
- Bah oui ! La fumée là, c'est pour cacher que beaucoup de gens font la grève et manifestent. C'est pour qu'on parle d'autre chose que de la grève : de quoi ? De quoi ?
- Du petit lapin qui mange des carottes !!!
- ... De la fumée !
- Mais papa, les gens qui font la grève, ils savent bien qu'ils font la grève ! Et les gens qui manifestent aussi ! Le petit lapin qui mange des carottes, ça change rien du tout !
- Oui... Tu as raison. Mais tous ceux qui regardent la télé, s'ils voient le petit lapin de la fumée, ils ne voient pas la grève ! Ni la colère ! Ni les manifestations !
- Attends, papa. J'ai une idée. On va allumer Gulli ! Et on va regarder s'il y a aussi de la fumée !
- C'est ça, mets Gulli.
- Papaaaaaaaaaaa !?
- Ouuuuuuuuuuuui...
- Y'a pas de fumée sur Gulli !
- Bah regarde alors.
- Papaaaaaaaaaaa !?
- Ouiiiiiiiiiiiii.
- L'autre président, quand il a des problèmes, il fabrique aussi de la fumée avec sa bouche ?
- Quel autre président ?
- Celui de l'autre jour. Celui avec la grosse voiture noire, les chevaux et les petites filles ! Barakobaman ! (NDLA : toujours en un seul mot).
- Barack Obama !
- Oui ! Barack Obama, il fabrique aussi de la fumée ? Et il connaît le petit lapin qui mange des carottes ?
- On verra...
January 29
Préfet muté : "injuste" et "parfaitement lamentable"
A droite comme à gauche, les élus dénoncent le "caprice d'Etat" de Nicolas Sarkozy à l'origine de l'éviction du préfet de la Manche, placé hors-cadre après les incidents intervenus lors de la visite du chef de l'Etat à Saint-Lô le 12 janvier.
La mutation du préfet de la Manche Jean-Charbonniaud, décidée mercredi 28 janvier en Conseil des ministres, est une "sanction injuste", conséquence de l'importante manifestation organisée lors de la venue de président de la République le 12 janvier, selon des élus UMP et PS. "Je trouve parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un kleenex. C'est scandaleux. C'est une pratique d'un autre temps contreproductive d'un point de vue politique", a déclaré le président UMP du conseil général de la Manche Jean-François Legrand à l'AFP. "Ce préfet est un très bon préfet qui n'a aucune responsabilité dans cette affaire", a ajouté le sénateur. C'est également l'avis du député UMP de la Manche Philippe Gosselin. "Cette santion est très regrettable, injuste, c'est un mauvais signal politique. Cela donne l'impression que la manifestation du 12 s'est mal passée alors qu'il n'y a pas eu d'incident majeur", a déclaré l'élu.
"Très énervé d'entendre" des sifflets
Le député a indiqué qu'il se trouvait à côté de Nicolas Sarkozy lors de la manifestation: "il était très énervé d'entendre les manifestants le siffler. Il y a eu plus de monde qu'il n'en attendait à la manifestation je crois, 3.000 manifestants à Saint-Lô, ça ne s'est pas vu depuis 20 ou 30 ans". "Il est vrai aussi que les syndicats ont peut-être mis aussi un peu d'huile sur le feu en refusant de rencontrer le président", a déclaré Philippe Gosselin. Ancien chef de cabinet de Dominique de Villepin, Jean Charbonniaud a été nommé mercredi en Conseil des ministres préfet hors cadre pour siéger comme membre du Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'Etat. "C'est une sanction bien évidemment. Le préfet a été sanctionné parce que les manifestations à Saint-Lô ont été importantes. Le président de la République y a pris ombrage", a déclaré de son côté le député-maire de Caen, Philippe Duron (PS).
"Une sanction arbitraire"
François Bayrou a, de son côté, dénoncé la mutation du préfet de la Manche, estimant que ce dernier a été "sanctionné" pour n'avoir pu "empêcher" une manifestation lors d'une visite de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô. "Sa mise hors cadre et la mutation du préfet de la Manche sanctionnent une fois de plus de manière arbitraire un haut fonctionnaire qui a déplu parce qu'il n'a pas pu empêcher une manifestation républicaine", a jugé François Bayrou dans une déclaration à l'AFP. "Il n'avait pas le pouvoir d'empêcher les manifestants de siffler Nicolas Sarkozy et s'il l'avait fait, ça aurait été une atteinte grave aux libertés. C'est donc une sanction arbitraire, une nouvelle fois, le fait du prince", a poursuivi le député des Pyrénées-Atlantiques. "C'est exactement la même démarche que lorsqu'on a mis à la porte Dominique Rossi, le responsable de la sécurité en Corse, simplement parce qu'il y avait eu une manifestation chez Christian Clavier", acteur proche du chef de l'Etat, a encore dit François Bayrou.
"En plein caprice d'Etat"
"On est en plein caprice d'Etat" et "c'est un détournement du pouvoir républicain absolument inacceptable" a réagi pour sa part le 1er vice-président de la Région Basse-Normandie, Jean Karl Deschamps (PS) qui était parmi les manifestants le 12 janvier. "La seule cause de ce qui s'est passé à Saint-Lô, c'est la politique de l'UMP menée au niveau national. Ce n'est pas l'attitude du préfet", a-t-il ajouté. Mercredi, l'Elysée avait démenti tout lien entre la mutation du préfet et les incidents survenus à Saint-Lô, en rappelant la nomination de Jean Charbonniaud au Conseil supérieur de l'administration territoriale de l'Etat. "Si cela avait été une sanction, il aurait simplement été placé hors-cadre", avait-on estimé à la présidence.
"Pas un bon signe"
Pendant la visite à Saint-Lô, l'entourage du président n'avait pas caché son irritation au sujet du dispositif de sécurité mis en place par le préfet. Le député UMP villepiniste de l'Hérault Jean-Pierre Grand s'est joint jeudi à ses collègues normands pour estimer que le départ de Jean Charbonniaud n'était "pas un bon signe pour la haute fonction publique de l'Etat qui, dans la période de crise que connaît la nation, doit travailler avec le pouvoir politique dans la confiance et la sérénité".
Copé : "On va s'apercevoir de la grève..."
Sarkozy : "désormais quand il y a une grève , on ne s'en aperçoit plus ..."
"Le boulot qui est le nôtre, c'est pas simplement de dire vous voulez plus de revenus, on va vous donner plus de revenus. C'est plus comme ça que ça marche", a insisté Jean-François Copé.
"Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit", avait déclaré Nicolas Sarkozy le 5 juillet dernier lors du Conseil national de l'UMP (voir la vidéo ci-dessous). "On va s'en apercevoir" pour celle de jeudi , a affirmé Jean-François Copé mercredi matin sur RTL , prenant le contre-pied du président de la République. "J'entends beaucoup d'inquiétudes. Évidemment qu'il y a des gens qui sont en colère parce qu'ils pensent que leur pouvoir d'achat devrait continuer de pouvoir augmenter", a-t-il souligné.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a fait valoir que "de très nombreuses décisions ont été prises" et a rappelé que "le boulot qui est le nôtre, c'est pas simplement de dire : Vous voulez plus de revenus, on va vous donner plus de revenus. C'est plus comme ça que ça marche". Il a fustigé "cette idée qu'en France, beaucoup plus que dans d'autres pays, l'expression, c'est d'abord des journées de grève, où on fait un black-out complet". "C'est vrai qu'il y a des moments on se dit : Est-ce qu'on peut pas faire autrement pour exprimer ses interrogations, ses inquiétudes ?'", a-t-il poursuivi.
"La priorité, si on veut tenir le pouvoir d'achat et l'emploi, c'est d'aider nos entreprises", a-t-il ajouté pour répondre aux revendications syndicales. "Quand je dis aider nos entreprises, il ne s'agit pas de verser des subventions, c'est complètement idiot, personne ne pense à ça. Il s'agit de créer des conditions pour que les entreprises puissent rester en France, c'est ça, notre défi. (...) Préconiser, comme les socialistes l'avaient fait sous Mitterrand, d'accroître par des primes en tout genre le pouvoir d'achat des Français, ça marche pour une fois et ça coûte très cher au pays. D'autant que la plupart du temps, ça sert à consommer des produits étrangers."
"Moi vivant, il n'y aura pas d'augmentation de la redevance" hors inflation, avait déclaré en novembre Jean-François Copé. Le député de Seine-et-Marne a défendu le fait que l'accord trouvé mardi soir avec les sénateurs centristes sur la loi audiovisuelle, "c'est une indexation, ça n'est qu'une indexation". Plus subtilement et sans perdre la face, il a obtenu que la redevance soit indexée sur l'inflation non seulement en 2009 mais aussi en 2008. Ce qui revient mécaniquement à la hausse votée par le Sénat. "Si d'ailleurs l'inflation est moins forte, ça fera moins de 120 euros" en 2010, a-t-il précisé.
January 26

Plus de 7 Français sur 10 favorables à la mobilisation du 29 janvier
NON A UNE POLITIQUE ANTISOCIALE , NON A LA PROVOCATION GOUVERNEMENTALE A VOULOIR MUSELER L'OPPOSITION , NON A LA CASSE DE L'EMPLOI ET DES AIDES DEMESUREES ENVERS LES BANQUES , LE 29 JANVIER SOYEZ NOMBREUX A RECLAMER PLUS DE JUSTICE SOCIALE , LA SAUVEGARDE DES EMPLOIS , NON AUX DELOCALISATIONS , QUE MONSIEUR SARKOZY CESSE DE MONTER LES FRANCAIS LES UNS CONTRE LES AUTRES AU RISQUE D'UN CONFLIT MAJEUR POUR LE PAYS .
tous ensemble dans la rue le 29 janvier .
La mobilisation pour des mesures en faveur de l'emploi et des salaires prévue le 29 janvier prochain rencontre le soutien d'environ les trois quarts de la population selon deux sondages* paru dimanche.
La mobilisation pour des mesures en faveur de l'emploi et des salaires prévue le 29 janvier prochain rencontre le soutien d'environ les trois quarts de la population selon deux sondages* paru dimanche, le premier dans Le Parisien/Aujourd'hui en France , le second dans Sud-Ouest. Près de 70 % des Français soutiennent ou "ont de la sympathie" pour la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier à l'appel de l'ensemble des syndicats, selon le sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France.
Interrogées sur leur "attitude à l'égard de cette journée d'actions" organisée "afin d'exiger notamment des mesures pour la sauvegarde de l'emploi et la hausse du pouvoir d'achat", 46 % des personnes interrogées ont dit la "soutenir" et 23 % "avoir de la sympathie" pour elle, soit 69 % d'opinions positives. Le sondage CSA compare ces 69 % de "soutien/sympathie" pour la journée du 29 janvier à un taux moyen de 65 % de "soutien/sympathie" observé depuis 1995 à l'égard de "l'ensemble des mouvements sociaux".
De la même manière, 75 % des personnes interrogées par l'Ifop pour Sud-Ouest ont répondu trouver ce mouvement justifié, 34 % l'estimant "tout à fait justifié" et 41 % "plutôt justifié". Cet appui massif s'inscrit dans la droite ligne du fort soutien des Français aux deux grands mouvements sociaux de 2008. A l'époque 71 % des sondés estimaient justifié le mouvement des marins-pêcheurs et 69 % la grève des enseignants d'octobre.
January 22
Nicolas Sarkozy : moins bling-bling qu'Obama ?
Alors que le monde entier s'extasie devant les images de l'investiture de Barack Obama , Nicolas Sarkozy ne témoignerait-il pas d'une pointe de jalousie ? Alors qu'il vaquait à ses occupations de Président, en rencontrant les dirigeants de banques, à l'heure même où Barack Obama devenait Président des Etats-Unis , il n'a pas pû s'empêcher une petite remarque, qui a fait son effet, hier, en Conseil des Ministres.
Le Président s'est dit impressionné du faste des cérémonies de Washington pendant que la crise économique fait rage et a lancé : "Que n'aurait-on entendu, ici, si j'avais fait en France le dixième de tout cela !"
Alors la guerre du bling-bling est déclarée ? January 21
«La mère de toutes les batailles parlementaires», les moments forts
Laurent Fabius, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, le 13 janvier 2009
- Quelques passages en vidéos de la réforme du travail législatif à l'Assemblée nationale, le lieu de toutes les passions en ce moment...
C’est à l’Assemblée que ça se passe. Ne cherchez plus, en ce début d’année 2009, le Palais Bourbon est l’endroit le plus torride de la République, et la réforme du travail législatif tourne au pugilat verbal , et parfois physique.
Entre une gauche qui a déclenché une véritable «guérilla» et une droite non moins acharnée, quitte parfois à encourager un certain antiparlementarisme, la passe d’armes est assez unique dans l’histoire de la Ve. On se croirait revenu un siècle en arrière, du temps où le duel dans l’hémicycle valait bien celui au fleuret pour Jaurès, Clémenceau, Ferry et leurs compères à la pique acérée.
Fait inédit depuis sa création en 1974, la séance télévisée des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée a été boycottée ce mercredi par les députés PS, en plein rébellion.
Retour en vidéo sur ces deux folles semaines:
Mardi 20 janvier, quand la gauche descend à la tribune et chante la Marseillaise pour protester contre la réforme du droit d'amendement
Vendredi 16 janvier, quand Frédéric Lefebvre se prend un coup de pression devant la caméra de LCI par deux députés PS, René Dosière et Jean-Jacques Urvoas
Lundi 12 janvier, quand le débat sur le droit d’amendement commence sur le web par une bataille de vidéos: le zapping de Copé vs la riposte du PS
January 20
Michelle Obama débarque! Carla Bruni-Sarkozy a du souci à se faire
On lit beaucoup, ces jours-ci, que, dès son investiture, Barack Obama risque de faire pas mal d'ombre à beaucoup de chefs d'États. Dont Nicolas Sarkozy.
Mais dans la société politique internationale, peopolisée à outrance, l'épouse du Président est appelée à jouer, elle-aussi, un rôle majeur.
On sait (au hasard... ) combien Carla Bruni, devenue Bruni-Sarkozy, compte désormais dans la construction d'une image présidentielle rénovée.
Il serait donc étonnant que, dans une Amérique où la communication politique, sous toutes ses formes, a généralement dix ou quinze ans d'avance (et ce même si certains pourront juger cette "avance" comme une régression démocratique), Michelle Obama se contente de jouer les "utilités".
En tous cas, à observer cette séquence du Ellen DeGeneres Show (en septembre 2008), on peut se dire que les temps ont bien changé...
PAUVRE PETIT NICOLAS , TON POTE TE FAIT DEJA FAUX BOND !!! FINI LE COPINAGE !
Pourquoi Sarkozy zappe l'investiture d'Obama: "Ce n'est pas la coutume"
l'Elysée explique pourquoi Nicolas Sarkozy ne sera pas à l'investiture de Barack Obama, demain, à Washington. En fait, les deux hommes seraient en froid depuis le 4 novembre...
Nicolas Sarkozy et Barack Obama . Si les people seront au rendez-vous mardi pour l'investiture d'Obama, on cherche les politiques!
Seul réprésentant de la scène politique française, selon l'ambassade de France: Ségolène Royal.
Et Nicolas Sarkozy, que fait-il? Contacté , l'Elysée explique pourquoi Nicolas Sarkozy ne sera pas présent à Washington demain: "Ce n'est pas la coutume. Aucun chef d'Etat n'y participera."
En effet, selon le protocole, les chefs d'Etat ne sont pas conviés à la cérémonie d'investiture des présidents américains. Seuls les ambassadeurs sont invités.
Mais Nicolas Sarkozy va bien être représenté par un de ses conseillers ou un membre de l'UMP? Non, la présidence de la République assure qu'à part l'ambassadeur de France, "personne ne va le représenter le président". Sans donner plus de détails...
Profil bas donc. Mais pourquoi? Le Journal du Dimanche explique que l'ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, a fait savoir qu'il n'était pas forcément opportun que le Tout-Paris politique se presse à Washington dès l'investiture de Barack Obama, compte-tenu des flottements dans les relations entre Paris et l'équipe d'Obama depuis l'élection.
Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Des flottements? Quels flottements? "Pour Sarkozy, l'arrivée d'Obama à la Maison-Blanche n'est pas forcément une bonne nouvelle", écrit Le Parisien, qui explique qu'entre le président français et celui des Etats-Unis, "l'heure est à la rivalité".
"Nicolas Sarkozy sait que Barack Obama va lui voler la vedette sur la scène internationale", assurait un journaliste d'Europe 1, le 4 novembre dernier.
Le rafraichissement des relations entre eux remonterait au 4 novembre, jour de l'élection d'Obama. Comme le raconte le journaliste du Nouvel Observateur, Vincent Jauvert, sur son blog, Nicolas Sarkozy aurait tout fait pour être reçu par Obama pour être le premier à poser en photo avec lui. Mais ce dernier lui aurait tenu tête, faisant savoir qu'il ne rencontrerait aucun chef d'Etat étranger avant le 21 janvier.
Un lapin qui aurait échaudé le président français. Du coup, selon Le Parisien, "les deux hommes ne devraient pas se rencontrer avant le nouveau G 20 de Londres le 2 avril"...
January 17
---------------Ca serre les fesses et ça stresse Dans le camion de CRS Ca se confesse et quand ça dépresse Ca s'laisse aller à des caresses
 Notre vie n'est pas que baston mais c'est vrai qu'on aime ça Toute la journée dans l'camion après on tape dans l'tas Sous couvert d'entraînement à la guerilla urbaine Même nos sous-vêtements sentent la lacrymogène
 Bouclier, matraque, le casque à la bandoulière Les menottes, le masque et les genouillères On a un bon salaire : fonctionnaires de l'Etat Prêts à défoncer not'mère, c'est marqué dans l'contrat
On est souvent sur la route, on s'croirait en tournée A bouffer des casse-croûtes, défrayés, nourris logés On est dans une compagnie comme des intermittents C'est c'qui nous fait marrer, si, si, quand on leur rentre dedans
 Mais aujourd'hui l'heure n'est pas à la rigolade On a tous peur, certains d'entre nous sont malades On ne veut pas sortir Pourvu que le préfet Ne nous fasses pas intervenir Oh pitié ! S'il vous plaît !
Ca serre les fesses et ça stresse Dans le camion de CRS Ca se confesse et quand ça dépresse Ca s'laisse aller à des caresses
 On préfère largement les manifs de lycéens C'est touchant, récréatif, de frapper sur des gamins Les étudiants c'est rigolo, surtout les anarchistes On a des canons à eau pour les alter-mondialistes
Les infirmières, ça défoule ! Les sans-papiers, c'est le pieds ! Les profs, c'est cool ! Les supporters sont tous bourrés ! La banlieue c'est différent, on connaît pas bien l'terrain D'accord c'est des enfants mais c'est aussi des gros bourrins
 Ca commence par une bavure Pis ça fait cramer des voitures Cachés dans les éscaliers Ca caillasse les pompiers Les attaques de commissariats Font le chou gras des médias Toute la nuit dans la ZUP Ca nous fait des heures sup On peut compter sur les discours de nos supérieurs hiérarchiques Les appels au secours de l'opinion publique
 Mais aujourd'hui l'heure n'est pas à la ratonnade On a tous peur, certains d'entre nous sont malades On ne veut pas sortir Pourvu que le préfet Ne nous fasses pas intervenir Oh pitié ! S'il vous plaît !
Ca serre les fesses et ça stresse Dans le camion de CRS Ca se confesse et quand ça dépresse Ca s'laisse aller à des caresses
Mais aujourd'hui les adversaires sont des pères de famille Souder des barres de fer pour fortifier des grilles Paraît qu'ils sont plus de cinq cent à occuper l'usine A nous attendre patiemment armés de barres à mines
+ de parolesPetit bonhomme Désolé mémé Poupine et Thierry CRS Suivez le guide Oh Putain, Non Plouf Le complot Ce que les temps sont durs Tant pis
 De manches de pioche, de boulons et de produits chimiques Des camions qui déchargent des blocs de béton sur des Fenwick C'est l'histoire classique d'une boîte qui délocalise D'une entreprise publique qui se privatise D'une multinationale qui invoque la crise Et l'intersyndicale qui se radicalise
La conviction du prolo qui vient de perdre son boulot Sachant qu'à la base un métallo c'est costaud Allo maman bobo ! Allo maman bobo !
 Mais aujourd'hui l'heure n'est pas à la rigolade On a tous peur, certains d'entre nous sont malades On ne veut pas sortir Pourvu que le préfet Ne nous fasses pas intervenir Oh pitié ! S'il vous plaît !
Ca serre les fesses et ça stresse Dans le camion de CRS Ca se confesse et quand ça dépresse Ca s'laisse aller à des caresses

La nouvelle tournée du Sarko Comedy Club a commencé
En 2009, le comique Nicolas Sarkozy est en tournée à travers toute la France. À chaque déplacement, sa petite blague. La dernière en date n’est pas piquée des vers. C’était hier, à Vesoul, lors de ses « vœux aux forces économiques ».
Reste à savoir si Nicolas Sarkozy osera se moquer autant des patrons lors de ses prochains vœux à la presse.
Quoi qu'il en soit, voici, en exclusivité, le nouveau costume de scène du locataire de l'Elysée :
Un député doit travailler samedi? Ah non, il n'a pas assez de caleçons!
René Dosière a avancé un argument de choc à l'Assemblée... Le député apparenté PS fait encore parler de lui après avoir traité Sarkozy de "député fainéant".
Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas travailler le week-end. Pour faire avancer l'examen de la réforme du travail du Parlement, l'Assemblée nationale a décidé, hier jeudi, de prolonger le débat jusqu'à samedi. Hors de question, rétorque un député apparenté socialiste qui avance pour se défendre un argument de choc :
 "Quand je suis venu cette semaine à l'Assemblée, c'était pour y siéger mardi, mercredi et jeudi. J'ai donc pris le linge de corps, le nécessaire de toilettes correspondant à trois jours", a déclaré au micro René Dosière.
Solidarité parlementaire oblige, le député UMP Claude Goasguen est venu à son secours : "Je demande vraiment expressément au ministre qu'il veuille bien donner quelques crédits pour acheter une paire de chaussettes et un calecçon supplémentaire à Monsieur Dosière qui visiblement n'a pas prévu."
Mais c'est qui René Dosière ? Le député apparenté PS de l'Aisne s'est déjà fait remarquer en début de semaine en traitant Nicolas Sarkozy de "député fainéant", pointant que l'actuel hyper-président s'était montré plutôt discret dans l'hémicycle de l'Assemblée.
January 16
FAIRE CIRCULER CE MESSAGE AUPRES DES ACTIFS, RESERVISTES ET RETRAITES...
 Alors, comment vous informer de cette situation, réelle, en ce début d'année 2009 ! Voyons : Si un professeur des écoles refuse d'enseigner l'histoire et la géo à ces élèves ! que dire ? Si un peintre refuse d'utiliser un pinceau ! que dire ? Si un infirmier refuse de faire une prise de sang ! que dire ? On pourrait citer pas mal de métiers, mais savez vous, qu'un régiment de l'Est de la France à (ça commence par "Sarre" et fini par "bourg") doit partir pour relever un autre régiment en Afghanistan prochainement ? Eh bien le Commandant de ce régiment a un gros problème ! Quelques militaires sous ses ordres, refusent de partir car ils ne veulent pas "combattre leurs frères".
L'info est donc montée en haut lieu et on laisse le Commandant du régiment se débrouiller ! Mais surtout pas de vague ! On nous répète qu'il faut ouvrir les bras, accueillir le monde etc etc... maintenant certains musulmans engagés dans l'armée Française refuse cette mission ! Que dire ? (Tous les musulmans engagés ne tiennent pas se discours ! heureusement), mais là, c'est fort, non ? Alors Messieurs de la presse, vous qui prônez la liberté, vous êtes sûrement informés de cette situation ! Pourquoi la taire ! Consignes ? Peur ? Où est donc cette fameuse liberté de presse ! Peut être qu'un courageux fera son travail ! Ne prenez pas cette info comme une "attaque" à qui que ce soit ! C'est simplement une vérité, cachée (pour l'instant).
January 15
« Sarkozy, député fainéant »
Douze ans de salaire. Zéro amendement. Zéro débat. C'est le bilan que dresse le député PS René Dosière, du passage de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée Nationale en tant que député.
Lors de ses vœux à l'Elysée aux parlementaires, Nicolas Sarkozy se targuait de son activisme en dénonçant sans les nommer les « rois fainéants » qu'a connus la France. Une expression que le député PS, René Dosière, spécialiste du budget de l'Elysée, a détournée, qualifiant le Président d'ancien « député fainéant ». « En tout et pour tout, il a parlé moins d'une heure dans l'hémicycle pendant les 12 années où il a été député (ndlr : de 88 à 93, puis de 95 à 2002) mais il a été payé à temps complet ! », a déclaré l'élu de l'Aisne. « Il n'a participé à aucun débat et n'a déposé aucun amendement », a-t-il précisé ce matin sur RMC.
« Sarkozy, c'est l'inverse de débat parlementaire »
Pour René Dosière, l'explication est simple : « Nicolas Sarkozy n'a pas du tout la culture parlementaire. Il décide, et réfléchit ensuite. Le débat parlementaire, c'est l'inverse : la réflexion, la parole, avec parfois quelques excès ; mais mieux vaut des excès de paroles qu'un silence excessif. Il faut écouter les autres avant de décider. C'est le contraire de Nicolas Sarkozy : lorsqu'il aurait pu participer aux débats parlementaires, il n'était jamais présent. Aujourd'hui, il veut d'ailleurs que les parlementaires ne puissent plus retarder les débats ; il veut limiter leur droit d'amendement, c'est-à-dire leur capacité à faire la loi. »
2,5% pour le livret A dès le 1er février
ET SI LES FRANCAIS FAISAIENT COMME NOS PATRONS ET POLITIQUES VOYOUS , PLACAIENT LEUR ARGENT SUR DES COMPTES AU LUXEMBOURG , MONACO , LES PARADIS FISCAUX QUOI ??? VOUS PENSEZ QUOI ???
ECONOMIE- Et le taux sera réexaminé chaque fois que cela sera nécessaire selon Fillon...
Le Premier ministre François Fillon l'a annoncé jeudi lors de ses voeux à la presse. Le taux du Livret A passera de 4% à 2,5% au 1er février tout en précisant qu'il serait «réexaminé» en fonction des évolutions de l'inflation «chaque fois que cela sera nécessaire», précisant qu'il suivait la recommandation de la Banque de France. «Les taux d'intérêt reculent, l'inflation baisse», a-t-il justifié. «Ce sont de bonnes nouvelles pour l'économie française et pour les Français qui pourront acheter moins cher et emprunter moins cher». «Mais cela signifie aussi, a-t-il poursuivi, que le taux du Livret A doit baisser notamment pour ne pas rendre insupportable le financement du logement social et maintenir constant l'avantage financier qu'il garantit aux épargnants». La banque de France disait 2%, Fillon annonce 2,5% Jusque-là, le taux du Livret A était ajusté deux fois par an, début août et début février. Il est fixé par un calcul qui prend en compte l'évolution de l'inflation et des taux d'intérêt à court terme, un mécanisme d'ajustement automatique instauré par le gouvernement Raffarin pour dépolitiser ce sujet sensible. Dans un communiqué diffusé dans la matinée, la Banque de France, qui est chargée de déterminer le taux en fonction des dernières données économiques disponibles, avant de le soumettre au gouvernement, avait constaté que «le résultat du calcul conduirait à ramener de 4 à 2% le taux du livret A». Mais une variation aussi «abrupte» risquerait de «créer des inquiétudes chez les épargnants», notait la BDF.
L'INQUIETANTE ASCENSION DU FELON DU PARTI SOCIALISTE EN SARKOZIE .
SOUVENONS NOUS DE CE LACHE :
Le 10 janvier 2007
L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.
La France est elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ? Les partisans du candidat de l’UMP jugeront la question provocatrice et y verront, à l’approche, de l’élection présidentielle, une caricature injuste, exacerbée par l’approche de l’élection présidentielle. Alors, convenons-en d’emblée. Nicolas Sarkozy sera, pour la gauche, un adversaire redoutable même si son palmarès électoral est bien moins riche qu’on ne l’imagine. L’homme ne manque ni d’idées, ni de force de conviction, ni de capacité de séduction. Son énergie, son culot, son aplomb, son ambition, sa soif inextinguible de reconnaissance sociale et de pouvoir, sa résistance à l’adversité sont légendaires. Son supposé « parler vrai » (parfois son parler crû mais lorsque Sarkozy est grossier, il dit parler comme les Français), son sens de la formule, son insolence étonnamment juvénile en font un « bon client » pour les média audiovisuels. Avec Nicolas Sarkozy, ils capteront toujours un mot, une image, un clin d’œil, une provocation pour le sacro-saint « 20 heures ». Orfèvre en communication méthodique et parfois impudique, l’homme a, de plus, su draper son implacable et froide quête du pouvoir dans une toge glamour (Nicolas-la-star-amie-des-stars y compris de celles dont l’exemplarité est discutable) sans laquelle il ne saurait –nous dit-on- y avoir de « saga politique » digne de ce nom. Ce « sarko-show » est une arme de dissimulation massive, car celui qui ne cesse de prétendre vouloir « être jugé sur ses résultats » n’a pas son pareil pour masquer les piètres bilans de son action. Ceux d’un médiocre ministre de l’économie et des finances ou ceux d’un ministre de l’Intérieur survolté mais peu efficace : les violences faites aux personnes n’auront cessé d’augmenter en dépit de ses communiqués triomphants. Mais l’échec n’atteint que rarement notre héros. Le plus souvent parce qu’il le noie dans le mouvement perpétuel : chaque fois qu’il se trouve en difficulté ou se voit obligé de se justifier de son action, le candidat de l’UMP se saisit d’un fait divers pour enfiler la combinaison qu’un Le Pen laisse parfois au vestiaire de « celui qui dit tout haut ce que les Français pensent tout bas ». Un jugement à l’emporte-pièce, une provocation suivie d’une polémique, le tout conclu par un sondage qui démontrerait que Sarkozy a les élites contre lui mais le peuple avec lui et le tour est généralement joué. En cas de nécessité, si provocation et écran de fumée ne suffisent pas, Nicolas Sarkozy actionne le parachute de secours, celui de la défausse. Car celui qui se décrit comme un pieux catholique n’aime rien tant que battre sa coulpe sur la poitrine des autres : il n’est, par essence, jamais responsable. Ses erreurs, ses échecs ? C’est toujours la faute des autres. Non à Voltaire, rarement cité, mais à Chirac, à Raffarin, à Villepin etc, cibles sarkozyennes dont on se gardera cependant ici de prendre la défense véhémente. Ou en dernier ressort la faute aux juges. Glissements progressifs du volontarisme du Ministre de l’Intérieur. En 2002, il suffisait de lui donner les rênes de la police et de le laisser libre de mettre en œuvre une répression salutaire pour que l’insécurité soit enrayée. En 2006, le Ministre de l’Intérieur confesse son impuissance : son action remarquable est entravée par le laxisme des juges. Une seule conclusion s’impose : la vraie vie, celle de Nicolas Sarkozy bien sûr, mais aussi celle de la France, ne commencera qu’après son accession à l’Elysée. Ce document a le grand défaut de s’intéresser encore à la « France d’avant », celle où Nicolas Sarkozy peut encore être jugé sur ses actes et sur ses intentions déclarées, alors que lui ne se consacre plus qu’à la « France d’après », celle d’après le sacre selon lui annoncé. Concurrent redoutable, donc, mais aussi respectable, citant ses sources d’inspiration, assumant jusqu’à l’automne 2006 tout à la fois son ambition et sa volonté de « rupture » avec un modèle français supposé exsangue, qu’il n’a cessé de caricaturer pour mieux le vilipender. Le fait qu’au moment d’entrer en campagne électorale, lucide quant aux craintes que son tempérament et son improbable oxymore de « rupture tranquille » fait naître, Monsieur Sarkozy ait choisi de brouiller les pistes et de s’adresser à la « France qui souffre » ne doit pas faire illusion. L’infléchissement des discours indique seulement qu’après avoir été, avec l’appui (qui l’eût dit !) de François Fillon le fossoyeur du gaullisme social, le candidat de l’UMP s’est attaché provisoirement la plume –au demeurant talentueuse- d’un Henri Guaino que l’on avait déjà connu ardant dénonciateur de la « fracture sociale » en 1995. Le vernis ne tiendra pas. Car l’homme qui se dit pragmatique est d’abord un idéologue. Respecter Nicolas Sarkozy, c’est se frotter à ses mots, à ses concepts, à leurs racines. L’homme n’est avare ni de discours, ni d’écrits. L’explorateur devra d’abord débroussailler l’accessoire : une littérature abondante consacrée au culte de soi, caractéristique d’un ego largement plus dilaté que la moyenne déjà élevée de ceux des hommes politiques ; il ne se laissera pas davantage abuser par ses revirements tactiques : le « pragmatisme sarkozyen » se nourrit de revirements spectaculaires comme en témoigne son reniement dans le dossier de la fusion Suez-GDF : après avoir s’être très solennellement engagé à ce que l’Etat ne privatise jamais GDF, le prétendant de la droite à l’Elysée n’aura pas attendu deux ans pour se révéler parjure ! Il nous faudra donc prendre Nicolas Sarkozy aux mots, aux idées, sans jamais nous livrer à des attaques personnelles –ce document n’en contient pas- et nous écartant des caricatures réductrices : « Sarko-facho » est un slogan à la fois stupide et contre-productif, car s’il est un danger pour une certaine conception de la République française laïque et sociale, Sarkozy n’est pas un danger pour la démocratie française en dépit d’une relation aussi « amicale » qu’intéressée et exigeante avec les propriétaires des grands médias français et d’une conception très particulière de la fonction ministérielle : Sarkozy n’a-t-il pas justifié auprès de ses proches au printemps 2004 son retour au Ministère de l’Intérieur par souci de se protéger des attaques … de sa propre famille politique en vue de sa future campagne présidentielle ? Disons le clairement : le procès objectif que l’on peut instruire contre l’idéologue engagé en politique qu’est Nicolas Sarkozy est suffisamment lourd et digne de débats passionnés pour qu’il ne soit besoin de l’affubler –et l’affaiblir- de fantasmes ou de procès d’intention. Ce que cet ouvrage cherche à démontrer est que non seulement, ne lui en déplaise, Nicolas Sarkozy est bien « libéral, atlantiste et communautariste » mais qu’il est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie, un néo-conservateur américain à passeport français. Libéral, il l’est assurément depuis toujours et profondément. Mais contrairement à la légende qu’il entretient le candidat ne l’assume pas franchement et préfère se retrancher derrière des mythes. Plutôt que de dire explicitement qu’il souhaite revenir sur la durée légale du travail et remettre en cause le droit du travail, Nicolas Sarkozy préférera affirmer qu’il souhaite, par exemple, que « celui qui veut travailler plus et gagner plus puisse le faire ». Ce qui, pris au pied de la lettre signifie que ce ne serait plus le chef d’entreprise mais le salarié qui fixerait son temps de travail ou que tout salarié à temps partiel serait en droit d’exiger de travailler à plein temps ! Sarkozy-le-libéral sait que la France ne l’est pas. Ou plus exactement il a tiré de l’expérience de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 la conviction que le libéralisme pur ne pourrait jamais concerner plus d’une dizaine de pourcents d’électeurs. Le libéralisme de Sarkozy s’est donc mué en libéralisme « populaire ». A Georges W. Bush, Nicolas Sarkozy ne s’est pas contenté d’emprunter les slogans ou la mise en scène (ah, cette intronisation du président de l’UMP avec un décor calqué sur celui de la campagne de Bush …). Il lui a pris la méthode : « parler des problèmes des gens », à défaut d’avoir la moindre idée de la façon de les résoudre. Se servir des mots pour prétendre panser les maux. Décrire ce que l’on est incapable de guérir. Diagnostic claironné …, inefficacité à moitié pardonnée. Ainsi, en 2003, l’éphémère Ministre de l’Economie et des Finances se targue t-il de prendre en charge la « menace des délocalisations » et de répondre à l’angoisse -réelle- des Français. Un plan de « relocalisations » est annoncé en grande pompe, il n’aura aucun effet, l’emploi industriel restera le grand perdant de la législature mais peu lui chaut : Nicolas Sarkozy estime qu’il a « préempté le débat » et que les Français savent désormais qu’avec lui les délocalisations trouveront à qui parler … A « W », le très libéral Nicolas Sarkozy aura aussi emprunté l’obsession de la fin de l’impôt progressif. L’emballage paraît toujours frappé au coin du bon sens : « éviter la fuite des capitaux » pour démanteler l’impôt de solidarité sur la fortune dont la suppression est pourtant étrangement absente du programme de l’UMP, « permettre à ceux qui travaillent d’en tirer les fruits » pour porter une réduction de l’impôt sur le revenu qui n’aura pleinement profité qu’aux 10 % des Français les plus aisés, accéder au vœu des Français de « transmettre leur patrimoine à leurs enfants à la fin d’une vie de labeur » pour mettre en œuvre la réforme de la taxation des donations et successions la plus inégalitaire jamais conçue ! Le libéralisme de Nicolas Sarkozy n’est ni la facette la plus originale -tous les libéraux du monde tiennent son discours- ni la plus inquiétante : on plaidera volontiers qu’une démocratie moderne a besoin de deux pôles, libéral-conservateur d’un côté, réformiste-progressiste de l’autre et que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses faux-semblants partiels a le mérite de redessiner une ligne de clivage claire entre la droite et la gauche sur le plan économique et social. Son atlantisme forcené, sa très grande complaisance pour ne pas dire sa fascination à l’égard de la politique extérieure de Georges Bush sont autrement plus graves. N’acceptons pas l’écran de fumée que dresse « Sarkozy l’américain », formule qu’il revendique et dont il s’est dit « fier » lors de deux voyages aux Etats-Unis, en 2004 et en 2006. Sarkozy se veut « l’ami des américains ». Pourquoi pas ? Qui se voudrait « l’ennemi des américains » ? Qui n’éprouve de la reconnaissance pour l’engagement qui fut le leur pour nous délivrer du joug nazi ? Qui refuse de lutter contre le terrorisme ? Qui n’est pas orphelin des Twin Towers ? Qui échappe à la dialectique attirance-rejet que suscite en chacun de nous un « American way of life » dont nous avons appris à connaître la grandeur autant que les servitudes ? Mais ce qui pose problème, et qui doit faire débat en cette année 2007, c’est l’allégeance aveugle à une politique dite de lutte contre le terrorisme absurde et inefficace dont la guerre en Irak est la plus sanglante illustration. On verra plus loin que dès 2004 les silences de Sarkozy sur l’intervention américaine en Irak autant que ses déclarations d’amour aussi naïves que déplacées envers « la musique et les films américains » avaient semé de trouble. Mais ce n’était rien au regard de l’extravagant voyage du Ministre de l’Intérieur en septembre 2006. Le spectacle d’un candidat à la présidentielle supposé issu de la famille gaulliste quémander un rendez-vous dans un bureau attenant à celui du Président des Etats-Unis, dans l’espoir finalement exaucé, de rencontrer quelques minutes le grand homme, lui arracher une photo immortalisant l’instant et l’exhiber comme un trophée est un spectacle pénible pour tout Français nourri au lait de la « grandeur de la France » et de son « message universel ». Mais entendre un candidat majeur à la Présidence de la République critiquer aux Etats-Unis la politique étrangère -en l’espèce justifiée- et « l’arrogance » de son pays est proprement insupportable. Tous les journalistes américains ont alors souligné la tonalité étonnamment farouchement « pro-américaine » et « pro-Bush » des propos de Monsieur Sarkozy, certains faisant remarquer non sans malice que le Ministre de l’Intérieur français s’était révélé plus ardent défenseur de la politique de Bush que beaucoup de parlementaires républicains eux-mêmes, troublés par les échecs à répétition des initiatives de leur dirigeant sur la scène extérieure, échecs qu’après une sévère défaite électorale Bush lui-même devra reconnaître fin 2006. Dans une dépêche du 13 septembre 2006, l’AFP rapporte que selon un expert de la Brookings Institution cité par le Washington Post, « Sarkozy a eu le genre de rhétorique que l’on aurait attendu d’un responsable de l’administration Bush » ! Quant au Canard Enchaîné du 20 septembre 2006, il prête à Jacques Chirac -exceptionnellement cité ici- les propos suivants « Sarkozy a multiplié les maladresses aux Etats-Unis. Il s’est totalement aligné sur la politique américaine et sur Bush ( …) Bien loin du gaullisme et même des grandes traditions politiques et diplomatiques françaises ». Libéral, atlantiste … et, toujours plus grave, communautariste. C’est une évidence. Nicolas Sarkozy ne croit pas au « modèle républicain » d’intégration. De ses lacunes ou de ses échecs –malheureusement incontestables- il veut profiter pour non pas réformer ce « modèle », pour le rendre plus efficace, mais pour le démanteler. On verra plus loin, citations précises à l’appui, en dépit de ses dénégations récentes que le modèle que le patron de l’UMP a en tête est communautariste et confessionnel. De ce point de vue le bilan du « ministre en charge des cultes » est lourd de menaces pour l’avenir : non content de mettre à mal la loi de 1905 et les fondements de la « laïcité à la française », Nicolas Sarkozy aura pactisé avec les islamistes de l’UOIF, favorisé l’ascension médiatique de Tarik Ramadan, fait preuve d’une étrange bienveillance à l’égard des sectes allant jusqu’à recevoir en grande pompe l’un des prosélytes le plus célèbre de l’église de Scientologie, l’acteur Tom Cruise. Coupables écarts ! Erreurs isolées ? Non. Nicolas Sarkozy ne se contente pas de se livrer à un cynique marketing confessionnel à visée électorale. Comme Georges Bush, son action est théorisée : il compte sur les religions, toutes les religions y compris « fondamentalistes » et souvent « intégristes » pour réguler la vie en société, encadrer les jeunes et ramener l’ordre dans les quartiers. On verra donc, tout au long des chapitres qui suivent où est la vraie source d’inspiration du candidat Sarkozy. Elle n’est pas, ce serait respectable, authentiquement libérale (le libéralisme de Sarkozy empreinte à Hayek ou Friedman, pas à Tocqueville ou Aron). Elle enterre le gaullisme autant que l’héritage laïque et républicain. La vraie Bible de Nicolas Sarkozy réside dans la pensée néo-conservatrice américaine. Son vrai modèle ? Georges W Bush. Plusieurs journalistes français ayant accompagné le Ministre de l’Intérieur aux Etats-Unis en septembre 2006, ont raconté l’anecdote suivante. On demande à Nicolas Sarkozy en quoi il se différencie de Georges Bush. La réponse fuse, mélange d’humour à l’américaine, de fausse modestie et de provocation : « il a été élu deux fois Président. Moi pas ». Il s’agit certes, d’une boutade. Révélatrice, cependant. Spontanément, Nicolas Sarkozy ne voit rien qui le distingue de Georges Bush. Sauf que l’un a gagné deux fois une élection présidentielle. Et l’autre pas. Pas encore ? Nous voilà prévenus …
Eric Besson
CE QUI EN DIT LONG SUR LA POLITIQUE EN GENERALE DE NICOLAS SARKOZY . MARTINE , LE MONSTRE DANS TOUS LES SENS DU TERME DU PS EST TOUJOURS AU ABONNEE ABSENTE , QUELLE ABRUTIE CETTE FEMME , INCAPABLE DE REAGIR , JE PLAINS SON PAPA JACQUES DELORS QUI A TANT OEUVRE POUR L'EUROPE , D'AVOIR UNE FILLE AUSSI NULLE ET INCOMPETENTE A LA TETE DU PREMIER PARTI D'OPPOSITION !!!
MERCI LORI
J'ai reçu cette très belle réflexion de l'une de mes amies...
J'ai eu envie de la faire suivre... Merci de bien vouloir la lire...
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La paix dans un monde de sang... Ne plus avoir de guerres... De révolutions. Ne plus voir...
Des innocents... Des enfants Mourir sous les balles, les bombes. Ne plus voir la famine détruire des nations. Ne plus voir un monde en folie
Qui va à sa perte. Est-ce possible ?
Le monde est un grand théâtre... Les acteurs principaux sont les dirigeants de chaque pays. Certains pensent paix... D'autres pensent guerres. On peut remédier à cela si chacun le désire vraiment.
Si chacun croyait réellement au règne de la paix. Si chacun parlait d'Amour. Si chacun pensait Paix. La Paix deviendrait maîtresse sur la terre.
Plus de sang innocent versé... Pour la satisfaction personnelle de certains sanguinaires. Si tous admettaient enfin que la paix peut exister... La crier de part le monde...
Si tous les êtres humains semaient Le germe de la paix...
La PAIX serait la lumière du monde.
Faisons comprendre au monde que la paix est possible... Qu'elle peut régner... Mais pour qu'elle puisse régner dans ce monde de fou... Il faut avant tout qu'elle règne En chaque être et coeur humain.
Un traité de paix entre chaque nation... Doit prendre naissance en chacun de nous.
La conquête de la PAIX est l'affaire de tous. Si tous les pacifistes du monde se donnaient la main pour crier :
PAIX AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ !
Peut-être que les guerriers de la terre... Comprendraient...
Ce cri venant du coeur. Et enfin....
La PAIX serait la lumière du monde.
Pensons-y...!!!
Un monde en paix... Facile à dire... Mais dur à faire !! Pour un monde en paix.... Une seule recette : 1 monde 6 000 000 000 de sourires... 6 000 000 000 de personnes qui s'aiment... 6 000 000 000 de personnes tolérantes... 6 000 000 000 de personnes solidaires... 6 000 000 000 de personnes qui partagent leur terre...
Mais avant tout...
II faut 6 000 000 000 de personnes qui VEULENT un monde en paix...
Pour tous ceux qui sont morts dans une guerre... Ceux qui ont vécu... Souffert... Survécu... À la guerre...
CRÉONS LA PAIX...!
NON À LA GUERRE CONTRE GAZA... NON À L'OCCUPATION DE PALESTINE, IRAQ ET PAKISTAN... NON À LA NAZIE ISRAÉLIENNE...
OUI À LA PAIX... OUI AU DROIT DE L'HOMME... OUI AU DROIT DE VIVRE.
Une colombe venue apporter... Un peu de paix... À ces peuples déjà suffisamment meurtris... Leur apporter l'espérance pour une meilleure vie...
"Chaque sourire reçu est un soleil pour me faire grandir"
Bonne journée à toutes et à tous... Lori.
| January 13
Avec sa reforme sur le droit de grève , l'état est piégé , la grève qui dure depuis mi décembre pourrait durer des mois et des mois sans trop pénaliser les grévistes mais en faisant de gros dégâts à la SNCF .
A raison de 59 minutes de grève par jour , les cheminots grévistes sont guère pénalisés , 10 euros et une très grande désorganisation du travail à la SNCF pour garantir un service minimum !!!
Conclusion " qui seme la m.... en recupere le casse gueule par glissade et les odeurs .
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